Présentation
C’est l’ancien clocher qui, avec la chapelle, constitue l’un des seuls éléments restants du couvent des Cordeliers, édifié à Castres entre et . Ces deux édifices sont inclus dans le collège Jean-Jaurès.
C’est l’ancien clocher qui, avec la chapelle, constitue l’un des seuls éléments restants du couvent des Cordeliers, édifié à Castres entre et . Ces deux édifices sont inclus dans le collège Jean-Jaurès.
L’histoire du couvent des Franciscains de Castres est connue par un récit de du père Gonzagues, repris et complété par le frère A. Doumayron.
Lors de sa fondation en , le couvent des Frères Mineurs est installé hors les murs, à l’angle nord-ouest du rempart. En , la sœur de Saint Louis fait construire un tombeau pour Armoise de Lautrec, signe de l’importance déjà acquise.
Les raids de la guerre de Cent Ans (–) entraînent la construction d’une nouvelle enceinte (–) dont le tracé, longeant l’actuelle place de la 32e DI, englobe désormais le couvent des Cordeliers. En , le duc de Berry et le comte de Foix s’y rencontrent dans une salle.
Au XVIe siècle, le Castrais devient l’un des principaux foyers de la Réforme ; les protestants prennent la ville en . Le couvent est transformé en fonderie de canons avant d’être rasé en 1574. Ses matériaux servent à la reconstruction du rempart, du portal Nau et du bastion d’Ardennes proches.
La reconstruction ne débute qu’en , dans des dimensions plus modestes. Sur le plan de 1674, le site apparaît occupé par les jardins du couvent.
Au XVIIIe siècle, une partie des bâtiments sert de caserne de maréchaussée. Le tout est finalement mis en vente en 1791.
Les fouilles préventives de , menées avant la construction de la Maison pour l’emploi, ont exploré 2 600 m² à l’emplacement du couvent franciscain médiéval de Castres. L’évaluation a confirmé la présence du couvent fondé vers 1227–1236, intégré à la ville après lors de l’extension des remparts.
Trois grands états de construction ont été distingués :
Les bâtiments dégagés (église à chevet polygonal, salle capitulaire, cloître, galeries) correspondent au plan classique des couvents des Frères Mineurs. Au nord, un fossé et un mur d’escarpe rattachés à la fortification médiévale ont été identifiés.
La fouille a livré 148 tombes (dont 124 fouillées), renfermant les restes d’environ 240 individus, datés du XIIIe au XVIe siècle. Les inhumations se font principalement en linceul, parfois en cercueil ou caveau maçonné, certaines avec coquilles de Saint-Jacques ou fers de bâton. Le mobilier céramique et les monnaies confirment la chronologie : activité marquée au XIVe siècle, puis destruction en 1563. Les matériaux ont été réemployés dans les remparts et bastions élevés après .