Brassac — Eglise Saint Georges — Page 1
Ce n’est pas une mais cinq églises qui sont connues à Brassac depuis le XVI° siècle. Celle que nous voyons aujourd’hui est la cinquième.
Remerciements à M. Jean-Louis Bru pour les informations et documents photographiques.
Dès le XVI° siècle, cette première église se situait dans l'enceinte du château, en bordure de l'actuelle place Saint-Georges, avec son cimetière, mentionné dans les registres paroissiaux de 1680.
Le cimetière mentionné à proximité immédiate de l’église constituait alors un élément essentiel de la vie communautaire.
Elle faisait office de chapelle seigneuriale pour les seigneurs de Brassac, offrant un lieu de culte protégé dans un contexte marqué par les divisions religieuses de l'époque.
Elle desservait une population encore modeste : en 1684, Brassac de Castelnau ne comptait que 364 habitants, rattachés à la paroisse de Saint-Julien de Biot, tandis que les 315 habitants de l'autre rive relevaient de la paroisse de Saint-Agnan.
Elle abritait le tombeau de la famille de Juge, importante lignée locale, et certains de ses membres y célébrèrent également leur mariage. Devenue vétuste au fil du temps, elle fut désaffectée en 1776.
Après l’abandon de la première église, un terrain est acquis par la municipalité. Il se situe en face de l’ancien édifice, dans une parcelle appelée « le derrière de la ville », correspondant approximativement à l’emplacement de l’actuel monument aux morts.
Les travaux débutent dès 1776, mais la construction rencontre rapidement des difficultés : dès 1779, des incidents apparaissent, révélant sans doute des défauts de réalisation ou de fondation.
L’édifice nécessite très tôt des réparations importantes. En 1792, la toiture et la sacristie sont déjà à reprendre, travaux qui seront engagés en 1793, dans un contexte troublé par la Révolution.
Le 16 août 1803, dans le cadre de la réorganisation religieuse consécutive au Concordat, Brassac est érigée en paroisse indépendante, alors qu’elle dépendait jusque-là de Saint-Julien de Biot. Le premier curé est Marie-Joseph de Bonne.
Malgré ces aménagements, l’église demeure fragile et se dégrade rapidement. En 1816, son état est jugé dangereux, ce qui entraîne sa désaffectation la même année.
Le culte est alors transféré provisoirement dans une grange appartenant à M. Vieu, où il sera célébré jusqu’à la construction d’une nouvelle église au début du XIXe siècle.